Le camp de Drancy

Drancy. Drancy, une ville de banlieue parisienne comme on en trouve d'autres...

  Certaines personnes ne l’ont jamais visité, d’autres ont entendu parler de son passé. Pourtant, c’est une des villes françaises au passé le plus lourd, le plus honteux. Cette ville est tristement célèbre non pas par des boutiques, magasins ou autres plaisirs futiles, mais par son terrible camp d’internement et de transit, un des plus vastes et connus de France, durant la 2ème guerre mondiale. Ce camp était une des principales portes de sortie de la France en direction de l’Est, notamment vers le terrible camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Serge est passé par là. Les enfants d’Izieu aussi. Plus de 65 000 personnes, hommes, femmes et enfants y ont été internés. 3% seulement des déportés en sont revenus.

 

© US Holocaust Memorial Museum

 Arrivée des juifs au camp de transit Drancy (© US Holocaust Memorial Museum)

 

 Au départ prévu pour l’internement, c’est en 1942/1943 que le statut de « transit » est adopté par les allemands, ce qui signifiait que ce camp devenait une étape en direction de l’Est et non un point d’arrivée. Il a été dirigé par trois personnes : Dannecker (août 1941 à juillet 1942), Röthke (juillet 1942 à juillet 1943) et Brünner (juillet 1943 à août 1944). Ces trois personnes ont subi des sorts différents : le premier s’est suicidé le 10 mai 1945 et a été condamné à mort par contumace en 1950, le deuxième n’a jamais été inquiété par la justice française et est décédé le 14 juillet 1966, le dernier n’a jamais été retrouvé. La mémoire de ce lieu est indispensable. Se souvenir que le camp était gardé aussi par des gendarmes français est primordial. L’oubli serait une injure pour toutes ces familles ! Ne jamais oublier. Jamais…

 

© Diasporablog

 Reste d'un morceaux de chemin de fer et d'un wagon à bestiaux. Monument mémorial de Drancy. (© Diasporablog)

 

Ecrit par Vincent Pérot.

 

 

 

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